les attributs du Jacquet du Moyen Age
Les plus aisés, Seigneurs, Evêques etc.…cheminaient à cheval et avaient déjà leurs aides et leurs mules, donc, pas de besace pour eux.
le
bourdon
la
calebasse
La calebasse des premiers pèlerins était, semble-t-il, d’après les représentations, une plante séchée de la famille des cucurbitacées : courges, citrouilles etc. Certaines étaient fixées sur le bourdon.Mais il est fort probable que les outres aient été également fortement présentes sur le chemin.
Actuellement, le pèlerin du XXIème siècle utilise : gourdes, bouteilles plastiques, poches à eau avec pipette etc.….
Le chapeau et la coquille sont intimement liés. En effet elle apparait sur chapeau dès le XII è siècle environ. La coquille n’était portée qu’une fois le pèlerinage accompli. C’était la récompense suprême.
Elle ouvrait de nombreuses portes. De nombreux coquillards ou mendiants utilisaient cet attribut pour bénéficier des avantages qu’il apportait.
Plus tard, les coquilles ont été arborées sur les mantelets, les capes, la besace etc.…
La coquille est un symbole très fort : l’appartenance à un groupe. Elle a un rôle très important, conscient ou non, pour chaque pèlerin. Depuis le commencement du pèlerinage c’est le seul attribut qui n’ait pas changé. Sur les chemins, on la rencontre tous les jours partout et depuis toujours.
Aujourd’hui la coquille est toujours présente. Elle pend au bout d’une ficelle accrochée sur le sac à dos.
De nombreux pèlerins décorent leurs couvre-chefs, casquettes, chapeaux etc.… de pin’s achetés sur le chemin en guise de coquille.
Environ 10 à 20% des pèlerins respectent la tradition symbolique : après Santiago, ils vont au Cap Finistère (km 0), 3 à 4 jours de marche) pour prendre un bain de mer, ramasser une coquille sur les plages et quelques fois, brûler vêtements et chaussures.
S’ils ne trouvent pas de coquille, ils gardent la coquille St Jacques du restaurant qu’ils se sont offert en hommage à l’apôtre.