les attributs du Jacquet du Moyen Age

    Ils sont au nombre de 4 : la besace, le bourdon, la calebasse et la coquille
la besace
Au Moyen-Age, la besace était appelée « escharpe » autrement dit "sac en bandoulière"D’autres dénominations lui furent données :mallette, panetière  et maintenant, sac à dos.
Cette besace contenait essentiellement de la nourriture pour le simple pèlerin. 
Les plus aisés, Seigneurs, Evêques etc.…cheminaient à cheval et avaient déjà leurs aides et leurs  mules, donc, pas de besace pour eux.
 
bourdon   le bourdon
Le bourdon était le bâton du jacquet. Il était de toutes les tailles et de toutes les formes.
Il avait deux fonctions : aider et défendre le pèlerin contre les loups, les chiens, les brigands et les coquillards -faux pèlerins- etc.….
Certains bourdons étaient en fait l’ancêtre de la canne à épée.
 
De nos jours cela n’a guère changé.La majorité sont des bâtons de marche télescopiques, mais il y en a encore beaucoup en bois de toutes tailles et de toutes formes : chaque pèlerin lui attribuant une symbolique personnelle en le sculptant, le décorant, c’est son compagnon de route ...
 
 calebassela calebasse
   

La calebasse des premiers pèlerins était, semble-t-il, d’après les représentations, une plante séchée de la famille des cucurbitacées : courges, citrouilles etc. Certaines étaient fixées sur le bourdon.Mais il est fort probable que les outres aient été également fortement présentes sur le chemin.

Actuellement, le pèlerin du XXIème siècle utilise : gourdes, bouteilles plastiques, poches à eau avec pipette etc.….

 la coquille

     Le chapeau et la coquille sont intimement liés. En effet elle apparait sur chapeau dès le XII è siècle environ. La coquille n’était portée qu’une fois le pèlerinage accompli. C’était la récompense suprême.    

Elle ouvrait de nombreuses portes. De nombreux coquillards ou mendiants utilisaient cet attribut pour bénéficier des avantages qu’il apportait.

      Plus tard, les coquilles ont été arborées sur les mantelets, les capes, la besace etc.…

 

La coquille est un symbole très fort : l’appartenance à un groupe. Elle a un rôle très important, conscient ou non, pour chaque pèlerin. Depuis le commencement du pèlerinage c’est le seul attribut qui n’ait pas changé. Sur les chemins, on la rencontre tous les jours partout et depuis toujours.

Aujourd’hui la coquille est toujours présente. Elle pend au bout d’une ficelle accrochée sur le sac à dos.

dessin coquille   

De nombreux pèlerins décorent leurs couvre-chefs, casquettes, chapeaux etc.… de pin’s achetés sur le chemin en guise de coquille.

Environ 10 à 20% des pèlerins respectent la tradition symbolique : après Santiago, ils vont au Cap Finistère (km 0), 3 à 4 jours de marche) pour prendre un bain de mer, ramasser une coquille sur les plages et quelques fois, brûler vêtements et chaussures.

S’ils ne trouvent pas de coquille, ils gardent la coquille St Jacques du restaurant qu’ils se sont offert en hommage à l’apôtre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 pélerin d'hier et d'aujourd'hui

 

 

 

 

 

 

 

 

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