la vie de Jacques...

 

 

Mais qui est donc ce Saint qui fait courir les foules ?

 

 

                              La tradition le nomme "Jacques le Majeur" pour le différencier d'un autre apôtre qui porte le même prénom, Jacques, dit « le Mineur ». Avec Pierre et son frère André, Jacques et Jean faisaient partie du groupe de pêcheurs parmi lesquels Jésus choisit ses quatre premiers disciples. Selon les évangiles, les quatre amis répondirent immédiatement à l’appel de Jésus et quittèrent aussitôt l’entreprise familiale pour le suivre. Pierre,

 

Jacques et Jean deviendront des intimes de Jésus. La place prépondérante que Jacques tient auprès de Jésus est due non seulement au fait qu'il a fait partie de ses premiers disciples, mais également à son caractère. Le Nouveau Testament décrit un homme passionné, audacieux, ambitieux et décidé. Comme il partage cette personnalité avec Jean, Jésus donnera aux deux frères le surnom de "fils du Tonnerre". De nombreux épisodes des évangiles révèlent ce caractère fougueux. jacques et jean

 Jacques et son frère Jean

 

                               Il est dit que l'Espagne aurait été dévolue à Jacques pour qu’il l'évangélisât. Mais sa prédication en ces terres aurait été un échec : une tradition espagnole rapporte que sur les rives du fleuve Ebre, l'apôtre, découragé, aurait pleuré ; la Vierge lui serait apparue, portée par des anges, pour l'inciter à persévérer. On lui attribue de nombreux miracles, dont celui du pendu dépendu.

 

                       Après la mort de Jésus, Jacques fit partie du groupe de la "Première Église de Jérusalem". C'est pourquoi Hérode le choisira, avec Pierre, comme figure représentative de cette Église, pour donner un châtiment exemplaire à la communauté chrétienne : il le fit décapiter par l’épée aux alentours des années 41-44.

 

                                                     La tradition prend ici le relais des Saintes Écritures. A sa mort à Jérusalem, la dépouille est embarquée par des disciples et, guidés par un ange. Ces derniers accostent en Galice, à Padron. Le corps fut enterré dans un compostum, c'est-à-dire un "cimetière" (une des étymologies du nom de "Compostelle") et resta ignoré jusqu’au début du IXe siècle.

 

Le 25 juillet 813, un ermite, Pelayo, est aveuglé par une lumière qui le conduit vers le lieu où le corps de Jacques est enseveli et oublié depuis huit siècles. De cette légende, naît "Compostelle" ou "Champs d'Etoiles", autre étymologie…

 

Là, le Roi des Asturies, fait bâtir à côté du tombeau, une église et un monastère.

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Très vite, la nouvelle se répand et c'est aux XIIème et XIIIème siècles que le pèlerinage connaît son apogée. L'Europe entière est sur les routes et ce jusqu'au XVème siècle. Depuis les années soixante, le pèlerinage reprend vie. En 1970, on compte 64 pèlerins, en 2012, on en dénombre 300.000. C’est donc autour de ces édifices primitifs que naquit la ville Santiago.  

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