ah tu sortiras biquette biquette...
ah ! tu sortiras d'ce barb'lé là !
Tout avait bien commencé : temps idéal pour marcher, couleurs estompées, camïeu de nuages gris et blancs dans le ciel, humeur joyeuse, pas décidé
et parceque "chemins d'aventure, c'est aussi le sport au service de la culture" visites de quelques
édifices en cours de route...
l'église romane de Rozier
le tympan représente l'adoration des rois mage, carrément moderne!
Et voilà qu'après le picnic, au milieu de la côte, nous sommes alertés par des bêlements désespérés. De fait il s'agissait de chevrotements : une biquette était prise au piège, les cornes emprisonnées dans le grillage de la clotûre de son pré. Brigitte ne fit qu'un bond mais elle fut devancée par Bruno et Paul qui s'élancèrent pour délivrer la chèvre.
Ce ne fut pas si simple ! A force de se débattre la pauvre bête était en train de s'étrangler ! Pourtant elle comprit très vite qu'on venait à son secours et elle resta parfaitement tranquille tandis que Paul coupait le maillage avec un couteau et que Bruno la caressait.
le travail est presque fini, le cou est dégagé
la voilà complètement
libérée
Mais Mademoiselle ne veut pas rester dans ce pré ! Elle veut absolument retourner dans le pré voisin ! Pour éviter que le même scénario ne se reproduise, Paul et Bruno lui font repasser la clotûre !
Et nous voilà repartis tout heureux de ce sauvetage !
Et au bout de quelques minutes, qui apercevons-nous... Biquette qui, ô combien reconnaissante, nous suit !
Ce ne fut pas une mince affaire que de se débarasser d'elle. Françoise s'y employa avec ardeur...Les rabrouements, les cailloux même, je l'avoue, rien n'y fit. Quelqu'un eut alors une idée de génie : l'enfermer dans un pré Ce qui fut fait... mais trois secondes plus tard, Biquette s'était échappée et...nous suivait. Le prochain pré, solidement grillagé, fut le bon.
Ouf ! je croyais que nous allions l'emmener avec nous jusqu'aux voitures ! J'ai connu la même aventure il y a quelques années et comme nous avions une portion d'itinéraire sur une départementale, nous avions du porter la chèvre à tour de rôle dans nos bras pour qu'elle ne se fasse pas écraser !